Pourquoi on grossit, et qu’est-ce que nous devrions faire pour ça ?

1 personne sur 3 souffre d'obésité

 

Ayant moi-même été obèse il y a 8 ans, avec 20 kg en trop que j’ai perdu et stabilisé depuis et aidé des centaines d’autres personnes à atteindre leur objectif.

 

Je me suis toujours posé cette question, et à la même occasion, à mes challengers, aussi.

 

Je suis du genre curieux de nature, et j’ai toujours aimé comprendre le pourquoi ou le comment des choses, et encore plus pour la nutrition.

 

Si on considère que notre corps est le seul endroit que nous ayons pour vivre. Je pense qu’il est intéressant de savoir comment il fonctionne et en particulier ce qui peut l’altérer.

 

Pourquoi on grossit ?

 

Pour beaucoup de personnes, la réponse à cette question est évidente.

 

En fait, la réponse à cette question nous paraît si évidente que nous ne nous posons jamais cette question.

 

La raison pour laquelle nous devenons gros est claire et incontestable, comme l’est la solution.

 

Nous devenons gros, nous dises nos médecins, parce que nous mangeons trop et parce que nous ne bougeons pas assez, alors la solution c’est de faire l’opposé.

 

La cause fondamentale du surpoids et de l’obésité comme le dit l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est un déséquilibre des calories consommées d’un côté et des calories dépensées d’un autre côté.

 

Même, l’Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (INSERM) le dit : le surpoids et l’obésité sont le résultat d’un déséquilibre entre les apports et les dépenses énergétiques, les calories.

 

On appelle cela la “balance calorique”, le “déséquilibre calorique” ou l’hypothèse des “calories entrants et calories sortants”.

 

On nous a tellement rabâché cela durant les 50 dernières années.

 

Que cette façon de penser c’est tellement répandu, qu’il est virtuellement impossible aujourd’hui de ne PAS croire en cette hypothèse et d’imaginer que cela pourrait être autrement.

 

Pourtant, nous avons suffisamment d’évidences qui nous prouvent le contraire.

 

Peu importe, le temps que nous passons durant notre vie, à essayer consciemment de manger moins et de faire plus de sport, cela se résume plus souvent que rarement par un échec.

 

Considérons l’épidémie du surpoids et de l’obésité, il y 50 ans de cela 1 personne sur 8 ou 9 était en surpoids.

 

Aujourd’hui, dans la majorité des pays développés, 1-2 personnes sur 3 sont considérées en surpoids.

 

Les enfants sont en surpoids, les adolescents sont en surpoids, même des nouveaux-nés naissent en surpoids.

 

Est-ce que cela veut dire que presque 1/3 de la planète n’a pas entendu ces recommandations ou parce que ces personnes ne peuvent tout simplement pas se priver de trop manger ?

 

On nous a dit que nous ne devrions pas consommer plus de calories que nous brûlons. Que nous ne pouvons pas perdre de poids si nous ne faisons pas d’exercices constamment.

 

La réalité c’est que peu d’entre nous sont capables de suivre ces recommandations.

 

Alors est-ce que c’est entièrement de notre faute ou la faute de ces recommandations?

 

Après tout, peut-être que ce qui est si évident ne l’est pas forcément. Le sens commun est normalement une bonne référence, mais comme le disait Voltaire, “le sens commun n’est pas si commun”.

 

Il est pourtant si facile de trouver des évidences qui réfutent la conviction que nous devenons gros parce que nous consommons plus de calories que nous ne brûlons – la raison pour laquelle nous grossissons.

 

Commençons par l’épidémie du surpoids et de l’obésité

 

Le blâme du surpoids et de l’obésité a toujours été de trop manger, ou d’avoir une vie sédentaire. Ceci provoqué par l’enrichissement de notre société faisant de nous des hyper consommateurs moins actifs.

 

Pour utiliser d’autres mots on pourrait dire, que trop d’argent, trop de nourriture facilement disponible, trop de bonnes raisons d’être sédentaire ou trop peu de besoin d’être actif ont causé cette épidémie.

 

Et pourtant le surpoids et l’obésité existent bien dans toutes les classes sociales et même dans des pays où on n’a pas un pouvoir d’achat aussi élevé.

 

Plus nous avons d’argent pour consommer plus nous avons de chance de devenir gros et quand nous en avons moins, nous avons aussi autant de chance de devenir gros.

 

Euh !!! Quel paradoxe, non ?

 

Quelque soit notre pouvoir d’achat nous sommes condamnés à manger moins et à bouger plus pour rester en forme, si les calories sont notre seule hypothèse.

 

Pourtant manger moins, ce n’est pas ce que font déjà des millions de personnes ?

 

Quand il s’agit de perdre du poids, la première chose qui vient à l’esprit des gens est de manger le moins possible, avec des régimes toujours plus restrictifs.

 

Bien sûr que ça marche … sur le court terme.

 

Une fois que les kilos sont perdus ?

 

Que devons-nous faire ?

 

Continuer à manger moins tout le reste de notre vie pour ne pas reprendre de poids ?

 

Si vous vous êtes habitué à manger 1200 – 1500 calories par jour pour perdre du poids et que demain vous re-mangiez 1800-2000 calories.

 

C’est évident que vous allez reprendre du poids !! Ce n’est pas une surprise.

 

Un régime, ou du moins une hygiène alimentaire c’est quelque chose que nous devrions pouvoir faire toute notre vie, non ?

 

Je doute que l’on puisse passer sa vie à manger le moins possible.

 

Manger moins (de calories) n’est pas une cure ou la solution au surpoids ou à l’obésité (sur le long terme). C’est juste une façon de TEMPORAIREMENT réduire les symptômes les plus apparents.

 

Et si manger moins n’est pas la cure ou la solution, cela signifie que manger trop n’est pas la cause.

 

Et le sport dans tout cela ?

 

Il y a d’excellentes raisons à faire du sport régulièrement. Cela nous permet d’améliorer notre endurance et notre niveau de fitness.

 

En faisant cela, on pourrait vivre plus longtemps, et réduire nos risques de maladies cardiovasculaires ou de diabète.

 

Et puis cela nous fait sentir mieux !

 

Mais la question n’est pas de savoir si le sport nous fait sentir mieux  ou pas – ça c’est évident, mais si cela nous aide à  perdre du poids ou à maintenir notre poids ?

 

Il est clair que depuis 1980, nous connaissons une révolution du fitness qui a vu la démocratisation de l’activité physique comme faisant partie de nos activités sociales, parfois même d’une pression sociale.

 

Ce qui nous semble normal aujourd’hui, avec le sport ne l’était pas il y a encore quelques années. Cette démocratisation a commencé en 1970 avec les premiers programmes d’aérobic. Jane Fonda y a d’ailleurs beaucoup contribué. (pour ceux qui s’en souviennent !!)

 

La société Nike, est elle-même né en 1971, et avant cela ceux qui utilisaient des chaussures de sport c’était principalement des Tiger, marque japonaise elle-même né en 1949, pour le basket, le marathon, et le karaté. Des disciplines plutôt exercées par des athlètes.

 

En fait, nous faisons plus de sport aujourd’hui que le faisait nos ancêtres, il y a encore peu de temps.

 

Et pourtant notre société devient plus grosse !

 

Je ne sais pas pour vous, mais plus je fais du sport et plus j’ai faim !

 

Plus vous en faite et plus vous avez besoin d’énergie. C’est comme pour une voiture, plus vous voulez qu’elle roule, plus il lui faut du fuel, non ?

 

Alors comment fait-on pour faire plus de sport tout en mangeant moins ?

 

Je ne sais pas pour vous mais manger moins ne nous encourage pas à faire plus de sport.

 

Avez-vous déjà vu quelqu’un qui ne mange pas assez ou qui est affamé ?

 

En clair l’énergie que nous consommons est dépendant de l’énergie que nous dépensons, c’est la loi de la thermodynamique.

 

Si nous mangeons moins nous ferons moins de sport

 

50 calories c’est tout ce qu’il vous faut !!!

 

Si le problème du surpoids et de l’obésité se résume à un déséquilibre calorique, alors 50 calories de plus par jour, c’est tout ce qu’il vous faut …

 

… Pour prendre du poids.

 

Quand vous demandez à quelqu’un combien il aimerait perdre par semaine, généralement 1 kilo semble être un chiffre acceptable. (Alors que certains régimes vous promettent de perdre 5 kg par semaine)

 

Comment on calcule cela ? C’est très simple.

 

1 kilo de masse grasse est équivalent à 9000 calories (si on raisonne toujours en calorie)

 

Alors divisé 9000 calories / 7 jours : 1286 calories.

 

Alors logiquement, si vous mangez 1286 calories en moins par jour, vous perdrez 1 kg par semaine. Ça paraît si simple, non ? Alors si vos besoins journaliers sont de 2000 calories par jour.

 

Vous devrez vous contenter de manger 714 calories par jour pour atteindre votre objectif, sans aucune activité physique.

 

J’ai du mal à imaginer que l’on puisse manger 714 calories par jour et faire une bonne session de sport.

 

(Alors comment font ces régimes qui vous promettent de perdre 5 kg par semaine ? Soit 45000 calories en moins par semaine ou 6429 calories en moins par jour. La seule façon d’y arriver c’est de perdre autant de muscles que de graisses. Mais ça, c’est un autre débat !!!)

 

Regardons maintenant ce qu’il faudrait pour prendre du poids.

 

Combien de calories devons-nous manger en plus par jour pour prendre du poids ?

 

Vous et moi, nous savons que la prise de poids n’arrive pas d’un seul coup, que c’est quelque chose qui prend du temps.

 

Imaginons, quelqu’un qui gagne juste 2 kilos de plus par an sur une période de 25 ans, ce qui équivaut à 50 kilos de plus. Oui je sais, je suis très conservateur.

 

50 calories X 365 jours par an : 18250 calories (9000 calories pour l’équivalent d’1 kilo de graisse X 2 = 18000 calories)

 

Pour être plus précis c’est 49,31 calories.

 

Alors si le surpoids est juste déterminé par un équilibre calorique. En mangeant juste 50 calories de plus par jour nous gagnerons 50 kilos sur 25 ans. En mangeant 50 calories de moins de par jour, nous devrions nous épargner de les prendre.

 

Tous ces calculs pour montrer qu’il faut peu pour prendre du poids. Mais il faut aussi peu pour créer cet équilibre.

 

Alors pourquoi tout le monde n’y arrive, s’il faut juste de 50 calories de plus par jour pour créer ce déséquilibre calorique ?

 

Est-ce que chaque personne passe son temps à compter chaque calorie qu’elle met dans sa bouche ?

 

Ou à manger avec une telle précision ?

 

Je ne suis pas sûr.

 

Cette idée que nous avons des calories et de cet équilibre calorique n’est pas vraiment aussi précise que l’on voudrait nous le faire croire.

 

Ce n’est pas parce que la terre est plate quand vous regardez de votre fenêtre que c’est vrai ! C’est juste une impression, comme l’équilibre calorique.   

 

50 ans que l’on nous donne l’impression quand contrôlant nos calories, nous contrôlons notre poids. Et à ce jeu, beaucoup d’entre nous ont échoué !

 

Le danger avec l’hypothèse de l’équilibre calorique

 

L’un des plus grand danger de cette hypothèse, l’équilibre calorique, en plus d’être directement responsable de l’épidémie que nous connaissons depuis 50 ans.

 

C’est qu’elle a dirigé notre attention loin des raisons réelles qui pourrait expliquer pourquoi nous devenons gros.

 

Le plus grave c’est que cette théorie a réenforcé l’idée, que ceux qui sont en surpoids ou obèses sont les seuls responsables.

 

Qu’ils sont incapables de suivre un régime, de manger avec modération, et de faire plus de sport.

 

Comment est-ce que cela résout le problème ?

D’aucune manière …

 

Est-ce que cela leur apporte une solution ?

Non plus …

 

Il n’y a aucune raison, pour laquelle une personne mangerait plus de calories qu’elle ne peut en dépenser ?

 

Particulièrement si elle doit souffrir de la cruauté physique et émotionnelle du surpoids et de l’obésité.

 

Du regard des autres, des commentaires, de la pression des médias ou sociale, de l’intimidation etc …

 

Les 8 dernières années, j’ai travaillé avec des personnes en surpoids ou obèses, et je ne me souviens pas d’une seule qui étaient heureuse de son surpoids ou de son obésité.

 

J’étais moi-même obèse et je n’étais pas très heureux à ce moment.

 

Être en surpoids ou obèse dans cette société basé sur l’image et de cette culture du fitness, n’est pas si simple et ne se vit pas simplement au quotidien.

 

Si l’hypothèse de l’équilibre des calories n’est pas responsable de notre surpoids, qui est le responsable ?

 

Toute l’hypothèse de l’équilibre des calories établie que la cause du surpoids ou de l’obésité survient, parce que quelque chose se produit : Manger plus de calories que nous ne pouvons éliminer !

 

En même temps cela ne répond pas à la question de pourquoi une personne ferait cela ?

 

Pourquoi est-ce qu’elle ferait cela ?

 

À moins d’y être poussé par une force en dehors de son contrôle.

 

Nous avons le problème, quand on se demande pourquoi les régimes ne fonctionnent pas ?

 

Pourquoi le surpoids et l’obésité sont si rarement résolus (sur le long terme) juste en mangeant moins ?

 

Au lieu de blâmer les régimes qui ne résolvent pas le problème sur le long terme, on blâme les personnes.

 

On les blâme de pas avoir la volonté ou la capacité de manger avec modération comme le font les personnes minces.

 

Quand manger trop de calories est établie comme la cause principale (ou la seule cause) du surpoids et de l’obésité, blâmer les personnes ou leur caractère sont les seules explications possibles.

 

C’est un peu facile ! Non ?

 

Pourquoi nous stockons de la graisse en premier lieu ?

 

Une partie de la graisse que le corps stocke est utilisé pour nous maintenir au chaud, une autre partie est utilisé pour protéger des parties fragile dans notre corps.

 

Et le reste ?

 

Celle qui vient se loger autour de notre tour de taille ?

 

La plupart des gens n’ont pas une idée très claire de ce que fait la graisse dans notre corps.

 

Alors laissez-moi vous expliquer, ce mal nécessaire.

 

La graisse “coule” continuellement de nos cellules adipeuses et circule à travers le corps pour être utilisé comme source d’énergie. Et celle qui n’est pas utilisé comme énergie, retourne dans les cellules adipeuses. Et cela se produit indépendamment du fait que nous ayons mangé ou fait du sport et depuis quand.

 

Sur une période de 24 heures, la graisse provenant de nos cellules adipeuses va représenter une importante partie de l’énergie que nos cellules vont brûler comme énergie.

 

L’une des plus grandes erreurs des nutritionnistes (ou des sportifs) en général, c’est de penser que les glucides sont la source d’énergie préféré du corps. Parce que nos cellules les brûlent en premier avant de brûler de la graisse. C’est la façon pour le corps de maintenir nos niveaux de sucre en place après un repas.

 

Et si comme la plupart des gens vous avez une alimentation riche en glucides ou que vous buvez vos calories avec des boissons riches en sucre artificiel, vos cellules auront plus de glucides à brûler avant de commencer à brûler des graisses.

 

Imaginons que vous mangez un repas, qui contient à la fois des glucides et du gras (des lipides) comme dans la plupart des repas.

 

Les graisses seront mises de côté temporairement pendant que le corps s’occupe des glucides qui demandent une action immédiate.

 

Pendant que les glucides sont digérés, ils apparaissent dans le sang sous la forme de glucose. C’est le sucre dans le sang !

 

Les cellules dans notre corps vont brûler ces glucides pour de l’énergie immédiate et l’utiliser le reste pour remplir les réserves.

 

Malheureusement, nos cellules ont du mal avec ces afflux de glucides.

 

Voilà où l’hormones de l’insuline joue plusieurs rôles dans le corps humain. Mais un des rôles crucial, de l’insuline est de garder le sucre dans le sang sous contrôle.

 

En fait on commence à sécréter de l’insuline (de notre pancréas) avant même de commencer à manger – en réalité il est stimulé juste à l’idée de penser à manger.

 

C’est un stimuli de pavlov – cela arrive sans que l’on en soit conscient.

 

Cette insuline, prépare votre corps pour le repas que vous êtes prêt à manger.

 

Quand vous prenez votre première bouchée, plus d’insuline sera sécrété. Et le glucose du repas commence à inonder notre circulation sanguine.

 

Alors l’insuline signal aux cellules dans notre corps d’augmenter la vitesse à laquelle ils pompent du glucose du sang.

 

Nos cellules vont brûler une partie de ce glucose pour de l’énergie immédiate et stocker l’autre partie pour plus tard.

 

Les cellules musculaires stocke le glucose sous forme de molécule, appelé glycogène. Le foie lui stocke une partie de cette glycogène et une autre partie sous forme de graisse. Et nos cellules adipeuses, le stocke sous forme de graisse.

 

À mesure où le temps passe après votre repas, vous commencer à brûler plus de graisse et moins de glucide.

 

La façon dont nous devons penser à nos cellules adipeuses, c’est comme un porte-monnaie. Vous y mettez du gras comme vous en retirez.

 

Le niveau d’insuline dans notre sang est déterminé principalement par la quantité et la qualité des glucides que nous consommons. En fin de compte, ce sont les glucides qui déterminent quelle quantité de graisse nous stockons.

 

Voilà comment cela se produit :

  1. Vous pensez à manger un repas qui contient des glucides
  2. Vous commencez à sécréter de l’insuline
  3. L’insuline signal aux cellules adipeuses (les graisses) d’arrêter la sécrétion d’acides gras (en inhibant la lipase hormono-sensible) et élève plus d’acides gras (à travers les lipoprotéine lipase) de la circulation sanguine
  4. Vous commencez à avoir plus faim
  5. Vous commencez à manger
  6. Vous sécrétez encore plus d’insuline
  7. Les glucides sont digérés et entre dans le sang sous forme de glucose, causant au niveau de sucre dans le sang d’augmenter
  8. Vous continuez à sécréter plus d’insuline
  9. Les graisses de votre repas sont stockées sous forme de triglycérides dans les cellules adipeuses, pendant qu’une partie des glucides sont converties en graisse dans le foie
  10. Les cellules adipeuses deviennent plus grasse (nous aussi)
  11. La graisse reste dans les cellules adipeuses jusqu’à ce que le taux d’insuline descende

 

Les hormones donnent des instructions à notre corps de faire des choses, elles sont comme des messagers – la croissance et le développement (les hormones de croissance), la reproductive (les hormones sexuelles), combativité ou stress (adrénaline ou cortisol), la satiété (la leptine) etc…

 

L’hormone qui est responsable de stocker les graisses est l’insuline.

 

Je sais tout cela ressemble à un manbo-jumbo scientifique, mais c’est comme cela que notre corps fonctionne. Et le plus on comprend, comment il fonctionne, le mieux on se préserve de certains “non-sens”.

 

L’information c’est le pouvoir !!! Le manque d’information c’est laisser le pourvoir aux autres. Généralement l’agro-business est très heureuse de prendre cette place. 

 

Maintenant que vous savez que le surpoids et l’obésité ne sont pas un déséquilibre calorique mais plus un déséquilibre hormonal.

 

Alors qu’est-ce que l’on peut faire ?

 

Normalement vous devriez avoir compris maintenant que perdre du poids n’a rien à voir avec compter des calories et bouger plus. Et c’est valable aussi pour prendre.

 

Ce sont les glucides qui en finalité détermine la quantité d’insuline que nous sécrétons, et c’est l’insuline qui entraîne l’accumulation de graisse.

 

Tout le monde ne devient pas  gros quand ils mangent des glucides (c’est aussi une question de résistance à l’insuline). Mais pour ceux qui le deviennent, les glucides sont ceux qu’il faut blâmer.

 

Le moins de glucides nous consommons, le plus de chance nous avons de rester mince.

 

C’est comme pour la cigarette, tous les fumeurs n’auront pas un cancer des poumons. Mais ceux qui en auront un, fumer est le plus souvent la cause. Dans un monde sans cigarettes, les cancers du poumon seraient beaucoup moins répandu. Dans un monde avec une alimentation moins riche en glucides, le surpoids et l’obésité, serait une maladie plus rare aussi.

 

Le but n’est pas de diaboliser les glucides! Tous les aliments contenant des glucides ne nous font pas grossir.

 

Les aliments qui nous font grossir le plus sont ceux qui ont le plus grand impact sur notre taux de sucre dans le sang et notre niveau d’insuline.

 

Ce sont ceux qui sont concentrés en glucides et particulièrement des glucides que nous pouvons digérer rapidement.

 

Principalement des aliments avec des farines raffinées, glucides liquides, ou à base d’amidon.

 

Ces aliments inondent notre sang rapidement avec du glucose.

 

L’un des gros problèmes pour nous – et un gros avantage pour les agro-business – c’est que ces aliments sont des calories bons marchés à produire et à vendre.

 

Pas étonnant que le blé soit si subventionné en France, et qu’une baguette coûte moins chère que des légumes verts.

 

Les légumes verts contiennent plus de fibres qui prennent plus de temps pour être digéré, ou d’eau. Le résultat c’est que notre taux de sucre reste relativement faible, ils sécrètent moins d’insuline, et nous font moins grossir.

 

Certaines personnes ont une plus grande prédisposition pour devenir gros, si c’est le cas pour vous. Vous devriez être plus strict sur l’apport des glucides dans votre alimentation de manière à garder votre taux de sucre et d’insuline à un niveau faible.

 

Ce qu’il faut retenir c’est vous ne perdez pas de la graisse en diminuant les calories. Vous perdez de la graisse en diminuant les aliments qui vous font stocker de la graisse – les glucides.

 

Si vous perdez du poids et que vous arrivez à un poids que vous aimez et que vous ramenez ces produits dans votre alimentation, vous allez reprendre du poids.

 

L’autre plus gros problème, c’est que les produits (aliments riches en glucides) qui sont directement responsables pour nous rendre gros sont précisément les aliments que nous désirons le plus.

 

Parce qu’ils sont précisément “fabriqués” pour avoir cet effet !! Ils apportent de l’énergie facilement digestible à nos cellules.

 

Pourquoi les régimes réussissent, mais échouent ?

 

D’une manière générale, quand quelqu’un suit un régime, et qu’il fonctionne, c’est généralement, parce que de manière explicite ou non, cette personne diminue les aliments riches en glucides qui font grossir.

 

Pour le dire simplement, ceux qui perdent du poids avec ces régimes restrictifs, le font à cause de ce qu’ils ne mangent pas – les glucides qui font grossir – et non pour ce qu’ils mangent.

 

Ils arrêtent les boissons riches en glucides, les aliments à base d’amidon, les aliments riches en glucides.

 

Mais le but recherché est avant tout une diminution des calories. En diminuant nos apports caloriques, nous diminuant la part des glucides dans notre alimentation, c’est juste une question d’algèbre. D’autant qu’elle représente la part la plus élevée de notre alimentation. Aujourd’hui les glucides représentent de 50 à 70 % l’apport énergétique dans notre alimentation. 

 

Là ou les régimes traditionnelles – ceux basés sur la restriction calorique – échouent, comme ils le font typiquement. C’est quand la restriction est aussi basé sur d’autres aliments que ceux qui nous font grossir. Ils restreignent les graisses alimentaires et les protéines, qui eux n’ont aucun effet sur le long-terme sur l’insuline et sur les dépôt de graisse mais qui sont nécessaire pour l’énergie et la reconstruction de tissus et de cellules.

 

Ils affament le corps entier en nutriments et en énergie, ou l’affament à moitié, plutôt que de viser les tissus adipeux.

 

Le poids perdu ne peut être maintenant, à condition de continuer ce régime restrictif. (toute sa vie)

 

Mais notre cerveau n’a-t-il pas besoin de glucides pour fonctionner ?

 

Les glucides ne sont pas nécessaires dans le cadre d’une alimentation saine. La plupart des nutritionnistes disent qu’il nous faut 120 à 130 gr de glucides dans le cadre d’une alimentation équilibré. La plupart des gens en consomment davantage. Une bonne partie est déjà absorbée au petit déjeuner et le reste au déjeuner. 

 

  • 3 tranches de pain de mie : 50 gr de glucides
  • 80 gr de riz ou de pâte : 50 gr de glucides

 

La raison pour laquelle cette confusion existe, c’est parce que beaucoup de personnes confondent ce que le cerveau et notre système nerveux brûlent comme énergie avec ce que nous devons réellement manger.

 

S’il n’y a pas de glucides dans notre alimentation ou très peu, notre cerveau et notre système nerveux fonctionne avec une molécule appelé “cétone”, qui est synthétisée dans le foie, à partir des graisses que nous mangeons et des acides gras, ce qui mobilise des tissus adipeux parce nous mangeons moins de glucides, et que le niveau d’insuline est bas et même de certains acides aminés (les protéines).

 

Avec moins de glucides dans notre alimentation, la cétone apporte en gros 3/4 de l’énergie qu’utilise notre cerveau. Le reste de l’énergie nécessaire provient de la glycérol, qui est aussi libéré des tissues adipeux quand les triglycérides sont brisés dans leur composant, et de la synthétisation du glucose dans le foie à partir des acides aminés dans les protéines.

 

Avec un alimentation faible en glucides, il restera suffisamment d’énergie provenant des protéines et des bonnes graisses alimentaires pour apporter de l’énergie au cerveau.

 

Chaque fois que nous brûlons notre propre graisse pour de l’énergie – ce que nous voulons – notre foie va aussi prendre un peu de cette graisse et le convertir en cétone, et notre cerveau va l’utiliser comme source d’énergie.

 

C’est un procédé naturel!

 

Quelle différence avec une alimentation à indice glycémique faible?

En 1980, le Dr David Jenkins, reclassifie nos aliments en fonction de leurs effet sur le taux de glucose dans le sang, ce qui permet d’avoir une bonne comparaison des différents glucides. Et a permis la création de l’indice glycémique.

 

Le glucose a reçu la valeur de 100, et tous les autres aliments sont mesurés contre cette référence. Par exemple le pain a un indice glycémique de 73, alors que le coca a une valeur de 63, les cacahuètes ont un indice de 7.

 

L’un des suppositions que nous faisons c’est que la plupart des effets négatifs des glucides sont du à l’effet qu’ont les glucides sur le taux de sucre dans le sang. Mais cette idée n’est pas nécessairement vraie.

 

Prenons le fructose, qui a un indice glycémique extrêmement faible, alors qu’il est surement l’un des sucres les plus dangereux, en particulier quand il est commercialisé sous forme de fructose de sirop de maïs.

 

Ou par exemple le sirop d’agave, qui est très riche en fructose et qui lui aussi à un indice glycémique faible.

 

Quand à la pastèque, qui a un indice glycémique élevé de 72, lui ne contient que 5 gr de glucides pour 100 gr. La plus grande partie de la pastèque reste de l’eau.

 

L’indice glycémique mesure le taux de sucre, et non le taux d’insuline dans le sang.

 

Les agro-business l’ont bien compris, voila pourquoi on peut retrouver des produits riches en glucides, qui pourtant ont un indice glycémique faible en particulier pour les petits déjeuner ou les collations.

 

En 1997, Susanne Holt, créée l’index insuline qui mesure l’augmentation de l’insuline en réponse à une portion d’aliment et cela c’est avéré assez différent de l’indice glycémique.

 

L’indice glycémique ne prend pas en compte les protéines et les graisses, parce qu’ils n’augmentent pas le taux de glucose dans le sang. Mais cette approche ignore 2 des 3 macronutriments qui nous font stocker des graisses. L’insuline peut augmenter indépendamment du taux de sucre dans le sang.

 

La grande majorité de la réponse à l’insuline (77 %) n’a rien a voir avec le taux de sucre dans le sang, il y d’autres facteurs (autres que le glucose)  qui peuvent déterminer une réponse d’insuline tel que l’effet de l’incretine ou la phase céphalique  qui sont associés à la digestion. C’est l’insuline et non le sucre qui conduit à la prise de poids, et cela change tout.

 

C’est ce point précis qui fait que les régimes basés uniquement sur l’indice glycémique échouent sur le long terme. Ils ne se concentrent que sur la réponse au glucose en supposant que l’insuline reflète le glucose. Mais ce n’est pas le cas.

 

Vous pouvez diminuer la réponse au glucose, mais vous n’avez pas nécessairement diminuer la réponse à l’insuline.

 

En finalité, ce qui est important c’est la réponse à l’insuline.

En conclusion …

 

Une fois que nous avons accepté le fait que les glucides – et non manger trop ou avoir un vie sédentaire – nous rend gros, alors l’idée de démarrer un plan de repas pour perdre du poids n’a pas vraiment de sens.

 

La seule chose qui est importante ici, c’est de savoir comment réduire les glucides – l’amidon, les graines raffinées et les sucres artificiels – de notre alimentation et ce que nous pouvons faire d’autre pour améliorer notre état de forme.

 

Une des choses que vous pouvez faire c’est essayer un plan de repas faible en glucides, c’est un bon moyen de voir les effets de cette alimentation sur votre forme, votre niveau d’énergie, sur les inflammations intestinales (par exemple gluten). Si vous recherchez un plan de repas pour vous aider à démarrer une alimentation faible en glucides, vous pouvez essayer de le faire sur 60 jours ce n’est ni trop long mais suffisamment pour voir les effets et même sur votre poids.

 

Vous pouvez commencer par un challenge de 60 jours, et ensuite décider si cette alimentation vous convient. De plus en plus de personnes utilisent ce plan de repas, et adoptent une alimentation faible en glucide, modéré en protéine et riche en bon gras pour des raisons thérapeutiques, qui n’ont rien avoir avec le poids. 

 

Si vous souhaitez plus d’informations, je vous invite à télécharger mon guide mes 18 conseils pour perdre du poids sans efforts.

 

N’hésitez pas si vous avez des questions, je me ferais un plaisir d’y répondre.

 

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